Sport américainÀ Détroit, le spleen des basketteurs et la joie des footballeurs
Pendant que les Pistons n’en finissent plus de perdre en NBA, l’équipe de football américain de Détroit a remporté sa division pour la première fois depuis 30 ans.

Cade Cunningham et les Pistons ont égalé un bien triste record en NBA.
Getty28 défaites consécutives. C’est l’interminable série de défaites dans laquelle sont embourbés les Pistons de Détroit depuis le 30 octobre dernier. Ce jour-là, au moment d’affronter Oklahoma City, l’équipe menée par Cade Cunningham - le premier choix de la draft 2021 - affichait pourtant un bilan positif avec 2 victoires pour 1 défaite. Depuis, c’est la chute libre.
Ce jeudi, à Boston, les Pistons ont failli mettre fin à leur supplice contre les Celtics. Face à l’équipe la plus en forme de la ligue (24 victoires pour 6 défaites, invaincue à domicile), Détroit a compté jusqu’à 21 points d’avance dans le deuxième quart-temps avant de s’écrouler.
Un lay-up du Croate Bojan Bogdanovic lui a bien permis d’arracher la prolongation à quatre secondes de la sirène, mais ce sont bien les Celtics qui ont eu le dernier mot (128-122).
En concédant cette énième défaite, la 28e en 31 matches, les Pistons ont égalé le record de la plus longue série de revers de l’histoire de la NBA, jusque-là propriété de Philadelphie. Les 76ers avaient toutefois étalé leur «tour de force» sur deux saisons (entre mars et décembre 2015).
Dajns la nuit de samedi à dimanche face à Toronto, à domicile, les Pistons auront l’occasion de ne pas devenir les seuls détenteurs de ce funeste record. Mais peu importe le résultat, les basketteurs de Détroit n’ont jamais paru aussi loin de leurs illustres prédécesseurs, les «Bad Boys» d’Isiah Thomas et de Dennis Rodman, champions NBA en 1989 et 1990.
Des Lions affamés
À «Motor City», les «aficionados» de sport peuvent toutefois se consoler avec leur équipe de football américain. Alors qu’ils n’avaient plus gagné leur division depuis 1993, les Lions se sont assurés de terminer en tête de la NFC Nord le dimanche 24 décembre, en prenant la mesure des Vikings du Minnesota.
Ce succès leur garantit également une place en play-off de la NFL, à laquelle ils n’avaient plus pris part depuis 2016. Comme lors de ses 8 précédentes apparitions dans le tournoi de fin de saison, Détroit s’était alors incliné au 1er tour contre les Seahawks de Seattle.
Depuis la fin de l’ère Aaron Rodgers aux Packers de Green Bay (8 titres de NFC Nord sur 12 entre 2011 et 2022), parti chez les Jets de New York, les Lions se présentent comme le favori de cette division pour les années à venir.
Avec une équipe attrayante et offensive, menée par le quarterback Jared Goff - qui avait guidé les Rams de Los Angeles au Super Bowl en 2019 - Détroit apparaît comme l’un des outsiders à la victoire finale cette saison.
Les Lions n’ont pourtant jamais disputé le Super Bowl depuis sa création, en 1967. La franchise du Michigan a par contre remporté quatre titres nationaux auparavant, en 1935, 1952, 1953 et 1957.
Pour y parvenir enfin, le 11 février prochain à Las Vegas, Détroit devra écarter les autres favoris de la conférence NFC, parmi lesquels figurent les 49ers de San Francisco ou encore les Eagles de Philadelphie, les finalistes malheureux de la saison dernière.

Le quarterback de Detroit Jared Goff et le receveur étoile Amon-Ra St. Brown.
Getty Images via AFP