SyrieWashington fournit 756 millions de dollars pour les déplacés
L’aide humanitaire américaine permet de soutenir 2,4 millions de personnes près d’Idleb et d’Alep. La nouvelle enveloppe permettra de donner nourriture et médicaments aux plus démunis.

«Les livraisons transfrontalières permettent de s’assurer que l’aide vitale, qui inclut de la nourriture, des médicaments et d’autres produits de première nécessité, parvienne effectivement aux personnes dans l’ensemble du nord-ouest de la Syrie (ici le camp de déplacés d’Atme, tout près d’Idleb, en avril 2020) qui dépendent de cette aide pour survivre», a expliqué le secrétaire d’État américain, Antony Blinken.
AFPLa diplomatie américaine a annoncé, jeudi, un nouveau financement de 756 millions de dollars (728 millions de francs) d’aide humanitaire à destination de la Syrie, où «les besoins des déplacés restent urgents», après plus de dix ans de guerre. Un tel financement, qui s’ajoute à une autre enveloppe de 808 millions de dollars (779 millions de francs) annoncée plus tôt dans l’année, vise à «poursuivre notre engagement sans faille vis-à-vis du peuple syrien», a déclaré le secrétaire d’État américain, Antony Blinken.
L’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a fait cette annonce jeudi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité dédiée à la Syrie. Antony Blinken a souligné l’importance d’un accord international permettant la livraison de l’aide humanitaire via la frontière avec la Turquie, «un lien vital» pour des millions de personnes en Syrie.
Mi-juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution prolongeant de six mois ce mécanisme d’aide transfrontalière, une durée que les Occidentaux souhaitaient porter à un an, mais la Russie avait donné son accord pour la moitié seulement, jusqu’au 10 janvier prochain.
Pas besoin de l’aval de Damas
En vigueur depuis 2014, ce dispositif permet, sans l’aval du régime de Damas, de venir en aide à plus de 2,4 millions de personnes dans des secteurs de la province d’Idleb et du nord de la province voisine d’Alep, sous contrôle des groupes djihadistes et rebelles. «Les livraisons transfrontalières permettent de s’assurer que l’aide vitale, qui inclut de la nourriture, des médicaments et d’autres produits de première nécessité, parvienne effectivement aux personnes dans l’ensemble du nord-ouest de la Syrie qui dépendent de cette aide pour survivre», a ajouté Antony Blinken.
La province d’Idleb, dernier bastion des djihadistes et des rebelles dans la Syrie en guerre, abrite en majorité des déplacés vivant dans la pauvreté.
Au total, Washington dit avoir financé environ 15,7 milliards de dollars (15,1 milliards de francs) d’aide humanitaire pour la Syrie, depuis le début de la guerre, il y a onze ans. «Les États-Unis demeurent le premier donateur mondial d’aide humanitaire à la Syrie», conclut le texte du secrétaire d’État.