Sommet de l’union africaine – Les dirigeants africains condamnent la «vague» de coups d’Etat

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Sommet de l’union africaineLes dirigeants africains condamnent la «vague» de coups d’Etat

Réunis depuis samedi, ils ont souligné des «liens de causalité connus» avec le développement du terrorisme et rappelé qu’ils ne toléreront «aucun coup d’Etat militaire sous quelque forme que ce soit».

Les chefs d'État posent pour une photo de groupe lors de la 35e session ordinaire du sommet de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 5 février 2022.

Les chefs d'État posent pour une photo de groupe lors de la 35e session ordinaire du sommet de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 5 février 2022.

AFP

Les dirigeants africains réunis au sommet de l’Union africaine (UA) ont condamné «sans équivoque» la récente «vague» de coups d’Etat sur le continent, a déclaré dimanche le commissaire en charge des Affaires politiques, de la paix et de la sécurité de l’organisation panafricaine.

«Chaque dirigeant africain de l’assemblée a condamné sans équivoque le modèle, la résurgence, le cycle, la vague de changements anticonstitutionnels de gouvernements», a déclaré Bankole Adeoye lors d’une conférence de presse durant le sommet de l’UA, qui se tient jusqu’à dimanche soir dans la capitale éthiopienne Addis Abeba.

L’UA «ne tolérera aucun coup d’Etat militaire sous quelque forme que ce soit», a-t-il ajouté, en rappelant que les pays ayant fait face à des putschs ont été suspendus par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA. «Faites vos recherches, à aucun moment dans l’histoire de l’Union africaine, nous n’avons eu quatre pays en une année civile, en 12 mois, suspendus: le Mali, la Guinée, le Soudan et le Burkina Faso», a-t-il ajouté.

Evoquant le cas de l’Afrique de l’Ouest, il a estimé que le «Sahel ne doit pas redevenir un foyer» de changements anticonstitutionnels de gouvernement, qualifiés de «fléau». Dans son discours d’ouverture du sommet samedi, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, avait évoqué la «funeste vague» de coups d’Etat et souligné des «liens de causalité connus» avec le développement du terrorisme.

(AFP)

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