Covid-19La Suisse ne veut pas lever les mesures en une seule fois
Les signaux se multiplient en faveur d’un abandon des restrictions. Mais pas question de tout lâcher le même jour.

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FLORIAN CELLALe bout du tunnel se rapproche… et vite. «Alain Berset prépare une ouverture turbo, dans le meilleur des cas le 16 février déjà», écrit dimanche la «SonntagsZeitung», qui s’appuie sur des «informations en provenance du Palais fédéral». Vendredi, en Argovie, le Fribourgeois avait laissé entendre que le bout du tunnel était en vue.
Le Conseil fédéral devrait annoncer mercredi la fin des obligations de télétravail et de quarantaine pour les cas contacts. L’exécutif proposera un plan visant la fin d’autres mesures qui sera soumis aux Cantons pour consultation. La décision finale et l’entrée en vigueur seraient agendées toutes les deux au 16 février, à condition que la situation épidémiologique le permette.
Certificat abandonné
Selon le journal dominical, l’obligation de présenter un certificat (2 ou 3G) dans lieux culturels, sportifs et de bien-être, les restaurants et les grandes manifestations pourrait être abolie. Dans le cadre privé, il n’y aurait plus de limites de rassemblement. Ce n’est toutefois pas encore le moment de faire définitivement table rase. Les tests en cas de symptômes et l’isolement des cas positifs resteraient d’actualité. La question du port du masque n’est pas tranchée.
Du reste, écrit le journal suisse alémanique, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) ne prévoit pas une stratégie similaire à celle de la gestion de la grippe avant en tout cas le printemps 2023. De nouvelles restrictions restent toujours possibles.
Prudence, insiste Lukas Engelberger
La balle devrait donc être mercredi dans le camp des Cantons. L’attitude du président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé Lukas Engelberger permet de prendre la température. Qui est plutôt tiède, en l’occurrence. «Il y a toujours des raisons d’être prudent» a-t-il indiqué à la «SonntagsZeitung». «Nous ne devrions pas aller trop vite et tout rouvrir d’un coup, mais plutôt de manière équilibrée et échelonnée».
Dans une interview accordée au «SonntagsBlick», il estime que c’est trop tôt pour s’estimer tiré d’affaire. «La pandémie ne se termine pas comme une guerre avec un cessez-le-feu à midi», a-t-il dit.
Attendre le sommet de la vague
Il indique que de nouvelles mutations peuvent apparaître et qu’il faudra certainement renouveler la protection vaccinale en automne, lorsque les températures redescendront. Il explique aussi qu’à Bâle-Ville, son canton, l’occupation des soins intensifs est certes stable, mais les entrées à l’hôpital ont augmenté de presque un tiers en une semaine.
«Nous devons attendre le sommet de la vague Omicron pour de nouvelles étapes d’assouplissement», a-t-il donc avancé. Il estime par ailleurs que le port du masque doit être maintenu.