AllemagneUne grève des cheminots perturbe fortement le trafic
Les trains allemands ont été presque tous mis à l’arrêt vendredi en raison d’une grève des cheminots demandant une hausse des salaires.
![Des trains sont parqués à la gare centrale d’Essen. Des trains sont parqués à la gare centrale d’Essen.](https://media.lematin.ch/4/image/2023/11/03/c2444c00-cc0f-4ac5-874f-c4cb8ea4f1bc.jpeg?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&fit=max&w=1200&h=1200&rect=0%2C0%2C2048%2C1348&fp-x=0.39794921875&fp-y=0.5734421364985163&s=186857070f186085347e8a5bd4613bd0)
Des trains sont parqués à la gare centrale d’Essen.
AFPUne grève des employés du secteur ferroviaire en Allemagne a mis à l’arrêt la quasi-totalité des trains vendredi matin pour réclamer des hausses de salaire. Cette seconde grève du rail en un mois montre que «la volonté de se battre (…) reste élevée» parmi les salariés, a salué le syndicat EVG des transports dans un communiqué.
Les représentants des salariés réclament une augmentation de 12% des salaires ou au minimum 650 euros (près de 637 francs) sur douze mois pour pallier les effets de l’inflation sur le pouvoir d’achat. «Plus de 25’000 employés sur environ 1800 sites» ont participé à la grève, selon l’EVG qui représente le personnel de l’opérateur ferroviaire public Deutsche Bahn et de quelque 50 sociétés de transports en Allemagne. Les salariés étaient appelés à cesser le travail jusqu’à 11 h 00 mais la circulation devait rester perturbée jusqu’au soir sur les grandes lignes, a prévenu Deutsche Bahn.
Cette grève est «inutile» alors que les négociations salariales sont en cours et que des propositions sont sur la table, a estimé vendredi Achim Stauss, porte-parole de Deutsche Bahn. En raison du mouvement, «les trains et les gares sont presque vides» en Allemagne, avait-il déploré.
Des grèves pour les salaires
La dernière grève du 27 mars avait paralysé tout le secteur des transports, aéroports inclus, pendant 24 heures, à l’appel d’EVG ainsi que du syndicat des services publics, Verdi. Verdi, qui représente quelque 2,5 millions d’employés, mène également des négociations tendues avec l’État et les communes depuis plusieurs semaines. Ces discussions doivent reprendre samedi pour tenter d’aboutir à un accord salarial.
«Les employeurs pensent pouvoir ignorer les revendications de leurs salariés et veulent mener des négociations collectives à leur guise. C’est inacceptable»
Les grèves pour les salaires se sont multipliées ces derniers mois en Allemagne, des écoles aux hôpitaux, en passant par la Poste. L’inflation a atteint 7,4% en mars sur un an, les prix des denrées alimentaires progressant de 22,3%.