Motocyclisme: Miller intouchable, Quartararo comptabilise

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MotocyclismeMiller intouchable, Quartararo comptabilise

Aleix Espargaró qui connait un souci technique dès son tour de chauffe, Bagnaia qui tombe dans le dernier tour. C’est bien Fabio Quartararo qui fait la bonne affaire au Japon, huitième d’une course dominée par Jack Miller.

Jean-Claude Schertenleib
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Jean-Claude Schertenleib
Jack Miller (Ducati) a pris la tête au troisième tour et a évolué un cran au-dessus de tout le monde.

Jack Miller (Ducati) a pris la tête au troisième tour et a évolué un cran au-dessus de tout le monde.

AFP

On imaginait volontiers qu’après les qualifications jouées dans des conditions d’adhérence particulières, on aurait droit à deux GP en un, ce dimanche sur le circuit du «Mobility Resort Motegi». Une course, devant, pour la victoire et les premiers accessits, une seconde un peu plus loin pour les quatre hommes encore en lice pour le titre: Aleix Espargaró (6e sur la grille), Fabio Quartararo (9e), Francesco Bagnaia (12e) et Enea Bastianini (15e).

Ce qu’on ne pouvait pas deviner c’est que dès son tour de chauffe, Aleix Espargaró allait connaître un souci électronique sur son Aprilia, l’obligeant à rentrer à son stand pour prendre sa moto de réserve (16e, hors des points). On ne pouvait pas plus imaginer que Bagnaia, longtemps en bagarre avec Bastianini, allait commettre l’irréparable dans le dernier tour en attaquant Quartararo – il s’en est fallu de quelques centimètres pour que le Français ne soit une victime collatérale de cette attaque. Résultat: huitième du GP du Japon, Quartararo augmente son avance au championnat (18 points sur Bagnaia, 25 sur l’aîné des frères Espargaró), à quatre GP de la fin.



Devant? Une domination totale de Jack Miller (Ducati), qui a pris la tête au troisième tour et qui a évolué un cran au-dessus de tout le monde. Notamment de Brad Binder (KTM), de Jorge Martin (Ducati) et de Marc Márquez (Honda), dont tout le monde se demandait s’il allait tenir la distance. La réponse a été imparable, sur le circuit peut-être le plus physique du calendrier, avec ses nombreux et violents freinages. 

Ogura à domicile

Le Japonais Ai Ogura (Kalex) a connu «le plus beau jour de sa vie», selon ses propres termes, ce dimanche au Japon. Parti de la treizième place de la grille de départ Moto2, le protégé d’Hiroshi Aoyama pointait déjà au cinquième rang à la fin du premier tour. Canet, parti de la pole position, n’évitait pas la chute (4e tour) alors que Vietti, 22e seulement des qualifications, était également éliminé.

Ogura, lui, se retrouvait deuxième derrière la révélation de la saison, l’Espagnol Alonso Lopez (Boscoscuro). Le Japonais allait prendre la tête au 13e des 22 tours, avant de résister à un autre retour extraordinaire, celui du leader du championnat, Augusto Fernández. Résultat: Fernández ne compte plus que 2 points d’avance en tête du classement général, Canet et Vietti étant définitivement hors-course pour le titre.


En Moto3, l’Espagnol Izán Guevara (GasGas) a passé par tous les états d’âme ce dimanche. De bon matin, lors du warm-up, il n’a pas évité un contact avec la moto du britannique John McPhee, en pleine accélération à l’entrée de la ligne droite opposée. Le leader du championnat du monde, éjecté de sa machine, a vu celle-ci s’écraser contre les barrières. Indemne, Guevara savait que, désormais, la suite de sa journée était aux mains de ses mécaniciens, qui allaient reconstruire sa moto en un temps record.

Neuvième sur la grille, mais déjà en tête à la fin du premier tour, l’Espagnol a victorieusement résisté aux attaques de Sasaki, Foggia, puis Masia (chute à 4 tours de la fin), l’emportant alors que son équipier et principal concurrent pour le titre, Sergio García, terminait quatrième. Nouvel écart: 45 points en faveur de Guevara, il en reste 100 en jeu. 

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