FootballSion confirme son renouveau à Tourbillon
Au terme d’une performance aboutie, le club valaisan a certes dû se contenter d’un point contre GC (2-2) mais ce qu’il a présenté témoigne de ses progrès. L’expulsion de Cavaré a changé le destin du match.


Face au Grasshopper de Bendeguz Bolla, le Sion d’Itaitinga n’a rien lâché et évité la défaite.
FreshfocusQuand on s’appelle Sion, l’occasion de s’installer en tête du championnat, même provisoirement, ne se présente pas chaque année. La dernière fois que des Valaisans avaient trôné au sommet de la Super League, c’était durant l’été 2012, coïncidant avec l’arrivée de Gennaro Gattuso. Encore fallait-il cette fois disposer de GC, considéré comme le poil à gratter de ce début de championnat. Sion n’y est pas parvenu, perdant avec le carton rouge de Cavaré le bénéfice de tout ce qu’il avait réussi de bien jusqu’ici. Le point hautement mérité qu’il est parvenu à mettre au chaud témoigne cependant de l’état d’esprit d’un groupe plus solidaire que jamais.
À Tourbillon, les choses ont déjà changé et continueront de l’être comme le public a pu d’entrée s’en rendre compte. Le ballon n’est plus cet objet interdit dont il convient de se débarrasser au plus vite comme c’était encore le cas au printemps. Aujourd’hui, on préfère en jouer en soignant la manière. On ne s’est dès lors pas ennuyé, ce Sion new-look offrant un condensé de tout ce qu’il est capable d’offrir. Souvent en bien, parfois aussi en mal.
Première période maîtrisée
Prises de risques, jeu léché, tout était néanmoins plutôt séduisant, à l’image d’un Itaitinga maltraitant le très vite dépassé Bolla, hormis pour ce qui concerne la finition, faute de réelles occasions. Après une alerte signée Poha (21e), il revenait à Stojilkovic, exploitant d’une tête piquée, un impeccable service de Araz, d’inscrire le premier but valaisan de la saison à domicile. Une réussite qui installait à ce moment-là Sion dans le fauteuil de leader. Au terme d’une période initiale qu’elle avait alors dominée, l’équipe de Tramezzani maîtrisait pleinement son sujet.
Un match pouvant en cacher un autre, la suite allait s’avérer autrement plus compliquée. D’abord parce que Cavaré devait commettre l’irréparable en retenant le remuant Dadashov, un acte d’anti-jeu sanctionnant d’une expulsion somme toute logique. La sanction était immédiate: coup franc de Pusic, tête de Ribeiro, brûlant la politesse à Saintini. Sept minutes plus tard, le visiteur remettait le couvert, servi par Ribeiro, dont le centre était cette fois exploité par un Dadashov abandonné par la défense (63e, 1-2).
Avec d’autres ressources, d’autres forces, Sion allait trouver les moyens de se relever. Quand bien même l’égalisation de Poha doit beaucoup à la passe en retrait «suicidaire» de Loosli que ne manqua pas d’exploiter le No 22 valaisan.
On devait en rester là. Sion, qui méritait sans doute mieux au vu du spectacle présenté, devra se contenter d’un point confirmant son spectaculaire renouveau. Un renouveau qui fait revivre Tourbillon, à nouveau prêt à s’enflammer.