MotocyclismeMárquez prévient: «Nous sommes de retour!»
L’octuple champion du monde signe sa première position depuis trois ans, après 1071 jours de doutes, de blessures, d’opérations et de crises techniques chez Honda.

Il y a une bonne et (selon lui) une mauvaise nouvelle pour Marc Márquez. La bonne, c’est bien sûr ce retour aux avant-postes, ses dons d’équilibriste qui n’ont pas d’égaux quand les conditions d’adhérence sont précaires, comme ce fut le cas en ce samedi de qualifications, à Motegi, au Japon. Cette première pole depuis trois ans – la dernière date de… Motegi, en 2019! –, il a même promis de la célébrer, conscient qu’elle lui enlève ses ultimes doutes quant à ses capacités post-années douloureuses – quatre opérations pour «réparer» son humérus droit –, conscient surtout de l’importance de l’instant, dans la mesure où cette performance a été réalisée sur le circuit qui appartient à son employeur, Honda.
Et devant le nouveau président du HRC, le service-compétition de la grande marque. La mauvaise nouvelle, quand on l’écoute, c’est qu’après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le circuit à 14 heures ce samedi, le beau temps est annoncé pour la journée de dimanche. Celle des courses. Et sur le sec, les exigences physiques sont plus grandes que dans ces conditions mouillées.
«C’est sûr, je vais profiter des premiers tours»
Depuis son retour, une semaine plus tôt en Aragón, l’octuple champion du monde avait prévenu: «L’os opéré est consolidé, mais il me manque encore beaucoup de muscles sur le côté droit de mon corps. Mon but, ces prochains week-ends, est d’abord d’aligner les kilomètres. Il est même possible, qu’avec ces courses qui se suivent, je sois obligé à un moment ou l’autre de la tournée de prendre du repos.»
Sa course en Aragón s’est terminée comme on le sait, dès le premier tour. En revanche, ce vendredi au Japon, lors de la seule séance d’essais libres programmée, mais allongée à 75 minutes, Márquez a accumulé les tours, sans ressentir de nouvelles douleurs. Alors, ce dimanche, en course? «Si c’est sec, comme on l’annonce, nous allons revenir dans la réalité. Mais peu importe, je veux absolument profiter des premiers tours. J’aimerais remercier mon team et le HRC, qui m’ont toujours soutenu dans ces moments difficiles et leur dire: «Nous sommes de retour!»
La phrase du jour: Fabio Quartararo

Fabio Quartararo a des stigmates de sa dernière chute au GP d’Aragon la semaine dernière.
AFP«Marc (Márquez) a la vitesse, il a le rythme et il part depuis la pole. Donc, je pense que vous pouvez mettre une pièce sur lui pour la victoire»: le champion du monde en titre et leader (pour 10 points) du championnat actuel, s’élancera de la troisième ligne (9e chrono)… mais devant son premier dauphin Francesco Bagnaia. Reste que pour Quartararo, le problème reste le même: «Je ne sais pas où et comment je vais pouvoir dépasser.»
Bagnaia et la pluie
La seule course de l’année disputée sur une piste mouillée – le GP d’Indonésie – avait été compliquée pour «Pecco» Bagnaia (15e, à 35 secondes du vainqueur, Miguel Oliveira et sa KTM). À Motegi, l’homme en forme de cette seconde partie de saison n’a jamais trouvé la solution: «Quelque chose ne fonctionne pas et, pire je ne comprends pas de quoi il s’agit. Selon les prévisions, la piste sera sèche dimanche et même si je pars de loin (12e place), mon but est de me battre pour la victoire. Dans le passé, j’ai déjà réussi de grands retours, je vais essayer une fois encore demain.»
Brad Binder, première
Le Sud-Africain de l’usine KTM a depuis le début de sa carrière l’image d’un «animal de course», capable de venir se battre pour le podium et la victoire quand bien même il ne s’était élancé que du fond de la grille. Au Japon, ce dimanche – départ à 8 h, heure suisse –, Brad Binder va vivre une grande première depuis son arrivée en MotoGP: il s’élancera de la première ligne, juste devancé par Marc Márquez et Johann Zarco.