Proche-Orient: La dernière guerre à Gaza, parce qu’«il n’y aura plus de Hamas»

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Proche-OrientLa dernière guerre à Gaza, parce qu’«il n’y aura plus de Hamas»

Devant des pilotes de chasse, le ministre israélien de la Défense a averti le mouvement islamiste palestinien qu’il allait «connaître les bombes de l’armée de l’air».

«Le Hamas va connaître les bombes de l’armée de l’air. Et, selon moi, vous savez faire cela de façon létale, précise et qualitative, comme vous l’avez prouvé jusqu’à présent», a lancé le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant aux pilotes de chasse.

«Le Hamas va connaître les bombes de l’armée de l’air. Et, selon moi, vous savez faire cela de façon létale, précise et qualitative, comme vous l’avez prouvé jusqu’à présent», a lancé le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant aux pilotes de chasse.

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Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a affirmé, dimanche, devant des soldats dans une base de l’armée de l’air, que la guerre qu’Israël mène dans la bande de Gaza devrait être «la dernière» dans ce territoire palestinien, «pour la simple raison qu’il n’y aura plus de Hamas».

«Cela prendra un mois, deux mois, trois mois, et à la fin il n’y aura plus de Hamas. Avant que le Hamas ne rencontre nos blindés et notre infanterie, il va connaître les bombes de l’armée de l’air. Et, selon moi, vous savez faire cela de façon létale, précise et qualitative, comme vous l’avez prouvé jusqu’à présent», a-t-il lancé aux pilotes.

«Cela prendra un mois, deux mois, trois mois, et à la fin il n’y aura plus de Hamas.»

Yoav Gallant, ministre israélien de la Défense

Depuis l’attaque sanglante du Hamas, le 7 octobre, sur son territoire, Israël s’est juré «d’anéantir» le mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, classé organisation «terroriste» par les États-Unis et l’Union européenne.

L’Iran avertit, les États-Unis haussent le ton

Alors qu’Israël semble se préparer à une offensive terrestre contre la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, l’Iran, allié du Hamas et du Hezbollah libanais, a averti les États-Unis et Israël que la situation pourrait devenir «incontrôlable».

En face, le Pentagone a annoncé un renforcement de son dispositif militaire dans la région après des «escalades par l’Iran et ses forces affiliées», son chef, Lloyd Austin, prévenant que son pays n’hésiterait «pas à agir» si ses intérêts étaient visés.

Plus de 1500 enfants auraient déjà perdu la vie

Dans ce contexte de craintes d’un embrasement régional, l’armée israélienne a annoncé avoir intensifié ses frappes dans la bande de Gaza, un porte-parole affirmant que «des dizaines» de combattants du Hamas y avaient été tués. Selon le Ministère de la santé du Hamas, les raids les plus meurtriers ont eu lieu à Deir el-Balah, où 80 personnes, dont des femmes et des enfants, ont péri et plusieurs immeubles ont été entièrement détruits.

Dans la bande de Gaza, au moins 4651 Palestiniens, en majorité des civils, dont plus de 1500 enfants, ont été tués dans les bombardements de représailles israéliens incessants, selon le ministère du Hamas. Et 29 employés de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) sont morts depuis le 7 octobre, selon l’organisation.

Dix-sept camions d’aide humanitaire dimanche

Soumise à un blocus israélien terrestre, aérien et maritime depuis plus de seize ans, Gaza est placée depuis le 9 octobre en état de «siège complet» par Israël, qui y a coupé l’eau, l’électricité et l’approvisionnement en nourriture. Dimanche, un nouveau convoi de 17 camions d’aide y est quand même entré depuis l’Égypte.

Six citernes de carburant stocké au terminal de Rafah ont en outre été livrées à Gaza. Le manque de carburant met en péril le fonctionnement des couveuses de plus de 120 nouveau-nés prématurés, a averti l’Unicef.

(AFP)

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