Football – Vouilloz: «Servette me fait confiance. Je donne tout en retour»

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FootballVouilloz: «Servette me fait confiance. Je donne tout en retour»

Avant le Servette – Lausanne de ce samedi soir (18 h), le jeune défenseur de 20 ans, désormais titulaire, parle de son parcours.

Daniel Visentini
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Daniel Visentini
Nicolas Vouilloz: à 20 ans, il s’affirme dans la défense centrale de Servette. Il attend les Lausannois ce samedi.

Nicolas Vouilloz: à 20 ans, il s’affirme dans la défense centrale de Servette. Il attend les Lausannois ce samedi.

Eric Lafargue

Nicolas Vouilloz, comment avez-vous vécu ces dernières semaines, qui ont fait de vous un titulaire du Servette FC à 20 ans?

Très bien! J’avais signé mon premier contrat pro à 17 ans (ndlr: il a signé une prolongation jusqu’en 2024 il y a quelques mois), cela fait trois ans que je suis avec la première équipe. Servette me fait confiance, je donne tout en retour sur le terrain et à l’entraînement. Mais je dois constamment me montrer à la hauteur, je sais que rien n’est acquis.

Avez-vous trouvé le temps un peu long avant que l’on ne vous donne vraiment des responsabilités?

Je crois qu’il y a eu une évolution logique. La première année dans le groupe pro te sert à prendre tes marques. Après, il faut faire ses preuves. Évidemment, comme tout compétiteur, j’aurais voulu avoir ma chance plus vite encore. Mais cela s’est plutôt bien passé.

Pensez-vous que votre titularisation en M21, avec la Suisse de Lustrinelli, a pu aider?

À un moment, j’étais de piquet en M21, mais j’ai pu profiter de certaines circonstances. Comme la blessure de Stergiou et celle d’Omeragic. Mauro Lustrinelli m’a fait confiance, oui, j’ai pu faire deux très bons matches, montrer qu’on pouvait compter sur moi. Peut-être que cela a contribué…

Comment faites-vous face à vos nouvelles responsabilités de titulaire de la défense servettienne?

Je me suis dit que j’avais une chance à saisir là aussi. Bien sûr, il y a un peu de pression qui vient avec. Mais c’est précisément ce que j’attendais depuis tout petit. Alors je fais avec. La pression ne doit pas être un blocage. Je le vis bien, j’ai confiance en mes qualités.

Même si ce n’est jamais évident, pouvez-vous en parler, de vos qualités?

Je suis assez présent dans les duels défensifs, je peux apporter mon agressivité. Je peux faire parler ma puissance physique aussi. Je ne me cache pas, j’aime parler, c’est important la communication: sur le terrain et dans le vestiaire.

Où est la marge de progression?

Sans doute dans la relance, quand j’ai le ballon. Je dois également progresser encore dans les duels aériens.

Comment se passe votre relation avec Steve Rouiller, à qui vous avez pris la place?

Pas de problèmes. La concurrence, c’est le jeu dans une équipe. Et à Servette, la concurrence est saine. Elle sert à améliorer l’un et l’autre. Nous parlons avec Steve, il peut me donner des conseils. J’échange aussi beaucoup avec Sasso, nous sommes assez proches. Tout va très bien.

Quels sont les rêves sportifs de Nicolas Vouilloz?

Le premier objectif, c’est de s’établir de manière indiscutable comme un titulaire, ici, à Servette. Après, on a tous des rêves. Moi, j’adore le championnat allemand et le championnat anglais. Alors on verra, on n’en est pas encore là, mais qui sait?

On oubliait: il y a un derby contre Lausanne, ce samedi à 18 heures. Alors?

Alors je suis un enfant de Genève, un gamin du Servette FC. Je sens forcément la tension du derby. Pour nous, pour nos supporters bien sûr. C’est important. Lausanne arrive avec un nouvel entraîneur, les joueurs vont vouloir se montrer: à nous de rester concentrés, pour faire la différence, pour gagner. Bien sûr!

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