FranceFrappé à coups de katana, couteau et poêle à frire
En Savoie, deux hommes ont été condamnés pour une agression aussi violente que gratuite.

Les deux agresseurs ont été jugés au Tribunal correctionnel d’Albertville. L’un d’eux, en fuite, n’était pas présent.
GoogleMapsDeux hommes ont été jugés la semaine dernière à Albertville, en Savoie, pour une agression aussi violente que gratuite commise sur un jeune homme en juin dernier. L’un, en fuite, a écopé de prison ferme. Le second s’en est tiré avec une peine assortie du sursis.
Les faits avaient eu lieu le 21 juin dernier au centre-ville d’Albertville. Vers 6 heures du matin, les policiers avaient retrouvé un jeune homme dans la vingtaine, assis à côté d’une poubelle, souffrant de très nombreuses blessures. Il a raconté qu’il avait été agressé par deux hommes qu’il connaissait. Fortement alcoolisés, ces deux individus s’en seraient pris à lui pour une histoire de jalousie amoureuse et de loyer impayé.
Le jeune homme, relate ce lundi «Le Dauphiné», avait été frappé avec un katana – le sabre japonais –, un couteau, une poêle à frire ou encore un manche à balai. Il s’en était sorti avec une lourde incapacité totale de travail de 45 jours et reste décrit comme traumatisé par cette agression.
«Il aurait pu se retrouver à la morgue»
Depuis, un des auteurs présumés a réussi à s’évader de prison. Puis il a menacé sa victime…
Le jeune homme était donc protégé par deux policiers au Tribunal correctionnel d’Albertville. Le prévenu présent a nié les faits mais n’a manifestement convaincu personne.
L’avocate de la victime a salué son courage de s’être présentée «malgré les menaces de représailles qu’elle a reçues pour avoir dénoncé cette agression très violente et gratuite». De son côté, le ministère public a fustigé «des faits glaçants pour lesquels un homme aurait pu se retrouver à la morgue».
Déjà plusieurs fois condamné par le passé, l’homme en fuite a écopé de 36 mois de prison, dont 18 avec sursis probatoire. L’accusé présent, qui n’avait aucun antécédent, a été condamné à 18 mois avec sursis.