Hockey sur glaceA Fribourg, la fin justifie les moyens
Face à Langnau, FR Gottéron, longtemps mené au score, a trouvé le moyen de s’imposer. Cette quatrième victoire consécutive porte le sceau de la persévérance.

Julien Sprunger (de dos) et FR Gottéron: un succès sur toute la ligne vendredi soir à Langnau.
FreshfocusSi les Fribourgeois ont fini pas retourner à leur avantage un score déficitaire vendredi à l’Ilfis, c’est parce qu’ils s’en sont tenus aux préceptes qui font les succès. L’application des énoncés de bonne conduite leur permet ainsi de cheminer vers le haut de la hiérarchie.
Avant la venue de Davos ce samedi soir à la BFC-Arena (19h45), le capitaine Julien Sprunger revient sur la leçon apprise sur la glace emmentaloise.
L’avertissement, tu prendras au sérieux
Gottéron a connu une grosse minute de flottement au quart d’heure. Après 15’42’’, Jules Sturny pensait avoir ouvert le score en déviant, par le fruit d’un heureux hasard, un envoi à distance d’Anthony Huguenin. Mais pour une minuscule partie de corps entrée dans la zone du gardien – il aura fallu de longues minutes de visionnage après que les visiteurs aient fait usage du coach challenge –, les arbitres sont finalement revenus sur leur décision d’accorder la réussite.
Un avertissement sans frais que les Fribourgeois n’ont pas pris au sérieux. 72 secondes plus tard, Harri Pesonen profitait d’un évident manque de rigueur dans le système défensif adverse pour inscrire le 1-0. Deux actions, c’en était assez pour que les hommes de Christian Dubé resserrent dès lors considérablement la garde devant leur cage. «On a compris que c’était en retrouvant notre solidité défensive que l’on réussirait à s’en sortir», admet Julien Sprunger, lui-même directement engagé sur la réalisation du Finlandais de Langnau.
Persévérant, tu te montreras
«Persévérance, ce mot me convient bien, il reflète notre soirée», enchaîne le capitaine des Dragons. Une soirée qu’ils avaient pourtant mal débutée. Auteur d’une première période brouillonne, les Fribourgeois ont, par chance, trouvé face à eux un contradicteur au jeu tout aussi désordonné. «On n’a pas été spécialement bons en ouverture, il faut bien l’admettre. Mais on est resté patients, on a attendu que les occasions s’offrent à nous.» Le ciel a fini par se dégager.
Le point commun entre Langnau, Lugano et Zurich, les trois derniers adversaires que Gottéron a affrontés? C’est à chaque fois lors du dernier tiers qu’il a su faire la différence. «On a la confiance que l’on avait l’année passée. Même quand tout ne tourne pas comme on le voudrait, on arrive à trouver la solution pour gagner des matches. Ce soir, on était convaincu que ça allait venir, tôt ou tard.» Plutôt tard, en l’occurrence. «On a aussi cette maturité qui ne nous pousse pas à modifier le système ou à chercher l’exploit individuel simplement parce qu’on ne trouve pas l’ouverture. On s’en tient au plan, c’est tout.»
Des enseignements de tes échecs, tu tireras
Ce quatrième succès d’affilée fait suite à une autre série, moins joyeuse, de quatre échecs consécutifs. Fribourg a-t-il tiré pour de bon les leçons de ses récentes contre-performances? « Tout n’était pas à jeter. Certaines choses étaient très bonnes, d’autres l’étaient moins. On a établi trois ou quatre points qu’il fallait améliorer. On ne voulait pas que l’hémorragie se propage au-delà de quatre matches. On s’y est tenu et la confiance est revenue.»
Ta deuxième chance, tu saisiras
Lancé dans le bain suite à l’absence de Reto Berra, malade, Connor Hughes a répondu présent. La doublure de Berra vivait vendredi sa deuxième titularisation en championnat après le cauchemar de la Valascia. Le 11 septembre, le gardien canadien de 25 ans avait cédé sa place après 8’52’’ et trois buts encaissés sur sept frappes léventines.
Conscient qu’il devait drastiquement relever son pourcentage d’arrêt (57% jusque-là), Hughes a été solide durant les 60 minutes. Un bon point pour lui et pour Gottéron. «A Ambri, ce n’était vraiment pas un cadeau, convient Sprunger. Face à Langnau, on a tenté de le mettre en confiance en bloquant un maximum de tirs (14 comptabilisés) et lui a fait les arrêts qu’il fallait. Connor possède un très bon potentiel et l’a démontré.»
Sur tes hommes de soutien, tu t’appuieras
Auteur de l’égalisation (1-1) en toute fin de période intermédiaire – un but de raccroc – et de la passe en profondeur qui amènera le 2-1 décisif de Nathan Marchon à la 49e minute, Samuel Walser a connu sa première soirée à deux points de la saison. Marchon? L’ailier, qui n’avait plus marqué depuis la 2e journée de championnat face à Rapperswil, a inscrit sa troisième réussite de l’exercice d’une habile feinte devant Robert Mayer. Avec Mauro Jörg, buteur sur le 3-1 (56e), FR Gottéron s’est appuyé sur une seule triplette offensive.
C’est ce qu’on peut appeler un succès sur toute la ligne.