VaudBourg-en-Lavaux en a marre d’être situé en France
La commune vaudoise a interpellé Google Maps ou Via Michelin suite à de nombreux problèmes de géolocalisation.

Les systèmes de géolocalisations confondent par exemple souvent le village de Riex avec Évian-les-Bains, qui est pourtant de l’autre côté du Léman.
GoogleMapsLa Municipalité vaudoise de Bourg-en-Lavaux a décidé de se plaindre auprès de Google Maps, de Via Michelin et des fournisseurs de GPS. La raison? Ses villages de Riex et Aran en ont marre d’être confondus avec Évian-les-Bains, qui est pourtant de l’autre côté du Léman, en Haute-Savoie. Et les systèmes défaillants de géolocalisation égarent des visiteurs ou rendent des adresses introuvables.
En tout, les habitants de Bourg-en-Lavaux ont communiqué à leurs autorités une quarantaine d’erreurs de géolocalisation dans la commune, explique «24 heures». Il s’agit d’adresses écornées, de résidents simplement introuvables en ligne ou encore de voies rebaptisées et de camions envoyés dans des rues étroites qu’ils ne devraient pas emprunter.
Ainsi, est-il détaillé, pour Google le chemin des Vignes de Riex n’existe pas et il a été renommé rue des Montaux. Autre exemple, Via Michelin a «décidé» que la route de Lausanne s’appelle la Route des Vins Le Lavaux (sic).
On verra comment réagiront les géants du numérique et de la géolocalisation. En attendant, cette question n’est pas anecdotique, selon Jean Christophe Schwaab, ancien conseiller national socialiste et actuel vice-syndic de Bourg-en-Lavaux. «Il s’agit aussi d’un enjeu de souveraineté numérique. Si le territoire d’une collectivité est mal décrit, son existence peut être remise en question», commente-t-il dans le quotidien vaudois.