Euro en Angleterre: La douce folie qui entoure les «Lionesses»

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Euro en AngleterreLa douce folie qui entoure les «Lionesses»

Les résultats des Anglaises lors de l’Euro 2022 entretiennent une ferveur autour de la sélection. Le «derby» de vendredi à Southampton contre l’Irlande du Nord promet beaucoup.

Robin Carrel Londres
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Robin Carrel Londres
Lauren Hemp (à droite) et ses coéquipières sont très confiantes.

Lauren Hemp (à droite) et ses coéquipières sont très confiantes.

AFP

Si les stades ne sont pas tous pleins en Angleterre, les recettes sont loin d'être ridicules, lors de ce Championnat d'Europe féminin. Les supporters, scandinaves notamment, se sont déplacés en nombre tout à fait correct, comme on a pu le voir, notamment, lors de la partie entre la Suède et la Suisse. Ils étaient plus de 12'000 spectateurs à garnir les rangs de Bramall Lane à Sheffield. On a aussi compté plus de 15'000 personnes pour Espagne-Finlande et Allemagne-Danemark, par exemple.

Mais dans la Perfide Albion, ce sont forcément les «Lionesses» qui font recette. Old Trafford a été rempli de plus de 68'000 personnes pour le match d'ouverture contre l'Autriche et ils ont été 28'847 à Brighton pour la partie entre les Anglaises et la Norvège. Vendredi, alors qu'elles sont déjà qualifiées, les hôtes du tournoi vont vivre un «derby» à Southampton contre l'Irlande du Nord, qui promet d'ores et déjà une belle fête. L'arbitre suisse Esther Staubli sera aux premières loges, devant 32'000 fans.

Le problème, c'est que le merchandising a un peu de la peine à suivre l'engouement populaire autour des filles. Si vous êtes un homme supporter des Anglaises, vous ne trouverez pas de quoi vous vêtir avant d'aller au stade. Les maillots de ces dames sont introuvables au-dessus de la taille S et ceux estampillés XL donnent déjà au fan britannique moyen l'impression d'enfiler un maillot de vélo.

«On veut vraiment que les fans apprécient ce qu'on fait et leur donner envie de revenir.»

Jill Scott, milieu anglaise.

Les résultats des Anglaises ne vont surtout pas calmer cette douce folie dans les villes hôtes – pas toujours ailleurs, à voir la clientèle goguenarde dans les pubs. Le 8-0 passé à la Norvège lors de la deuxième rencontre de la phase de poules a impressionné et, comme souvent, il n'en faut pas énormément pour que les suiveurs du football dans le coin se voient déjà faire la fête, le 31 juillet prochain, à l'occasion de la finale de cet Euro qui aura lieu à Wembley - et pour laquelle il n'y a plus de billets à vendre depuis bien longtemps.

Sarina Wiegman, l’entraîneuse néerlandaise des Lionesses, a été testée positive au Covid.

Sarina Wiegman, l’entraîneuse néerlandaise des Lionesses, a été testée positive au Covid.

AFP

«On veut vraiment que les fans apprécient ce qu'on fait et leur donner envie de revenir, a souri la milieu de terrain Jill Scott. Nous devons les laisser s'enthousiasmer tout en restant dans l'instant présent. Je suis sûre que nous y parviendrons.» «On doit profiter à fond et partager ça avec eux, a ajouté la défenseuse Alex Greenwood. Mais il faut aussi qu'on pense à rester concentrées et à remettre l'ouvrage sur le métier. Ce genre de folie n'arrive pas souvent et il faut qu'on arrive à être professionnelles jusqu’au bout.»

Contre l'Irlande du Nord, et même si la sélectionneuse Sarina Wiegman pourra se permettre le luxe de faire tourner son effectif en vue des prochains quarts de finale, l'Angleterre veut rester sans pitié. «On a beaucoup de respect pour tous nos adversaires et on n'a pas peur de mettre un point d'honneur à marquer notre territoire en ne laissant passer aucune occasion», a affirmé l'ailière Lauren Hemp. Histoire d’entretenir la «hype» jusqu’à la fin de ce mois de juillet.

Sarina Wiegman positive au Covid

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