FootballÉnorme, la Suisse obtient son billet pour le Qatar
L’équipe nationale s’impose 4-0 devant la Bulgarie à Lucerne. Elle remporte son groupe et se qualifie pour la Coupe du monde 2022.
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La joie des Suisses après l’ouverture du score par Okafor (à g.).
AFPLa Suisse ira au Qatar dans une année. L’équipe nationale a validé son ticket pour la Coupe du monde 2022, grâce à sa victoire 4-0 contre la Bulgarie lundi à Lucerne. Cela ressemble à une évidence, puisqu’elle n’a plus loupé un grand tournoi depuis son échec dans les qualifications de l’Euro 2012. Mais la performance reste authentique: la Suisse remporte son groupe, au nez et à la barbe du champion d’Europe italien. Parce qu’elle a su mettre les buts attendus.
Murat Yakin avait annoncé qu’il aurait une oreille sur ce qui se passait à Belfast. Et à 0-0 à la mi-temps à Lucerne comme entre l’Irlande du Nord et l’Italie, il n’y avait plus à se poser de questions: la Suisse devait inscrire une déferlante de buts, histoire de se protéger d’un éventuel but italien qui tomberait. Il n’est jamais venu.
Qu’importe, l’équipe nationale ira au Qatar, grâce à elle-même et à une deuxième période de feu. Portée par la Swissporarena à guichets fermés (14 300 spectateurs), la Suisse a rattrapé et concrétisé tout ce qu’elle avait manqué avant la pause. Et elle le doit notamment à Noah Okafor. En feu comme à Rome vendredi, le Bâlois de 21 ans a mis sa sélection sur la bonne voie en trouvant la faille dès la 48e, de la tête, suite à un excellent boulot de Xherdan Shaqiri, qui fêtait sa 100e sélection.
Tout s’est enchaîné
La Suisse avait débloqué la machine. Et tout s’est enchaîné. Un poteau (immanquable) de Shaqiri, des buts annulés pour hors-jeu notamment.
Mais il était dit que l’équipe nationale allait arriver à ses fins. D’abord par Ruben Vargas, très bien décalé par Gavranovic pour allumer au premier poteau (57e).
Mais le but qui a définitivement envoyé la Suisse à la Coupe du monde est l’œuvre de Cedric Itten: à peine entré, il transformait de la tête un centre de Renato Steffen (64e).
Et celui de Remo Freuler à la 91e ne servait qu’à déchaîner les foules.
Le soulagement était à la hauteur de l’ambiance lucernoise: énorme. Car la Suisse avait mis du temps à mettre le feu. Il fallait pourtant la rendre invivable pour les Bulgares. Que la supériorité s’exprime, que les occasions chaudes sur les cages de Karadzhov s’enchaînent. C’était une condition. La principale, celle sans qui rien n’était envisageable. Elle était facilitée par une Bulgarie un poil trop audacieuse: bloc défensif haut, volonté de relancer court lorsque cela était possible pour arriver dans le camp suisse.
Bien sûr, la Suisse était meilleure. Mais encore fallait-il y ajouter la qualité technique nécessaire. Elle a mis du temps à arriver, avec pas moins de onze corners rien que sur la première mi-temps. Le timing des enchaînements n’était que rarement bon. Ou du moins pas encore assez adéquat pour espérer déborder la Bulgarie. Pourtant, Vargas avait eu quatre occasions en une demi-heure. Ou Gavranovic, lui, le pur buteur, avait trouvé le moyen de tirer sur le portier bulgare alors qu’il était seul à bout portant. Sans oublier le poteau de Okafor juste avant la pause.
Il fallait simplement faire preuve de patience. Lundi, la Suisse de Murat Yakin a fini par composter son billet sur le Qatar. Une fois de plus en 2021, l’équipe nationale aura fait vibrer. Vivement 2022.