FootballAprès OM – Bâle: de la différence entre ambition et réalité
Le FC Bâle n’avait pas les moyens de ses ambitions de jeu à Marseille (2-1). Heureusement, la faiblesse offensive adverse a laissé un peu de suspense à ce double affrontement européen.


Sebastiano Esposito a permis à Bâle d’y croire.
AFP«On veut les priver au maximum de ballon et essayer de jouer haut.» Le nouveau coach bâlois Guillermo Abascal, né à Séville et passé par Barcelone dans ses vertes années de joueur, a des principes de jeu établi et l’avait expliqué en conférence de presse d’avant-match. Mais comme il n’est à la tête du club rhénan que depuis quelques jours, il a aussi ajouté qu’«il n’avait pas le temps pour faire de la philosophie».
C’est bien, parce qu’il aurait été bien présomptueux de vouloir expliquer le football à son ancien «collègue» au FC Séville Jorge Sampaoli. Jeudi soir, au Vélodrome, les jeunes joueurs bâlois, battus 2-1, ont pu mesurer tout le chemin qu’il leur reste à parcourir pour espérer régater les soirs de Coupe d’Europe, même si ce 8e de finale aller de «C4» ne se jouait «que» contre un OM qui aime avoir le ballon, mais qui ne sait plus trop quoi en faire dans les derniers mètres du terrain à part redoubler ou retripler les passes.
Les Rhénans n’ont eu le ballon que 32% du temps et c’est très peu. Heureusement, ils ont compensé leur manque de maîtrise technique (116 ballons perdus) par une vraie solidarité collective (6 tirs bloqués, 16 dégagements dont deux sur la ligne de but), qui leur a permis de limiter les dégâts et de rêver encore une semaine, avant le retour à Saint-Jacques. Il faudra toutefois faire plus, bien plus, pour espérer revoir une soirée européenne magique sur les rives du Rhin.
«Il y avait une grande différence entre les deux équipes, qui aurait dû être sanctionnée au moins par quatre buts d’écart en notre faveur, contre une bonne équipe de Bâle, a réagi l’entraîneur marseillais après la rencontre. Il faut mettre en valeur ce qu’a fait l’équipe ce soir, même si c’est dommage de rentrer à la maison avec ce si court écart. On a, en plus, l’impression que leur but est hors-jeu et que nous, on a eu 15 voire 16 occasions nettes!»
«On s’est un peu trop précipité, nous avions la place pour mieux poser le jeu.»
«C’est presque une bonne défaite, parce que le résultat final est serré, a répondu le coach bâlois. Le penalty concédé nous a coûté pas mal d’énergie, qui nous aurait permis de faire mieux dans l’utilisation du ballon. On s’est un peu trop précipité, nous avions la place pour mieux poser le jeu. C’est comme ça et c’est un résultat qui nous laisse de l’espoir.»
Mais voilà, le FC Bâle a réussi à la mettre au fond sur un de ces deux tirs cadrés de la partie et c’est bien là tout ce qui compte. Le retour sera quand même chaud et l’atmosphère encore réchauffée par les altercations entre supporters avant même le début du match (deux blessés et deux arrestations). Marseille n’avait pas sous-estimé le FCB sur la pelouse. Par contre, en dehors, oui.