Elections Vaudoises: Vassilis Venizelos met les choses au point

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Élections Vaudoises«Je n’ai bénéficié d’aucun passe-droit», assure le candidat écologiste

Vassilis Venizelos termine cette course au Conseil d’État vaudois sur une note polémique concernant son emploi. 9e du 1er tour, il espère que l’écologie politique conservera sa place au Gouvernement.

Eric Felley
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Eric Felley
Pour le candidat à la succession de Béatrice Métraux, les derniers mois de cette campagne ont pu être «éprouvants».

Pour le candidat à la succession de Béatrice Métraux, les derniers mois de cette campagne ont pu être «éprouvants».

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Dernière ligne droite et dernière polémique dans la campagne de 2e tour des élections au Conseil d’État Vaudois qui s’achèveront dimanche. Sur les réseaux sociaux certains se sont intéressés finalement à l’emploi du temps du candidat écologiste de l’Alliance de Gauche, Vassilis Venizelos. Celui-ci est directeur adjoint de l’Office de l’urbanisme dans le canton de Genève, qui dépend du dicastère tenu par un autre écologiste, Antonio Hodgers.

Une provocation de Christian Lüscher

Même le conseiller national Christian Lüscher (PLR/GE) s’en est ému sur Facebook: «Je vois tous les jours la bobine de ce sympathique candidat Vert vaudois au Conseil d’État en train de sillonner la campagne vaudoise avec ses splendides colistières, écrit-il avec ironie. C’est la beauté de la démocratie, mais je pose la question à mon ami Antonio Hodgers? A-t-il oui ou non pris un congé sabbatique pour faire campagne? Si oui, je m’incline. Sinon, je suis en train de financer, avec mes impôts, la campagne d’un adversaire politique, de surcroît en terre vaudoise.»

Réduction du temps de travail

La réponse à cette question, Vassilis Venizelos l’a donnée depuis longtemps: «Depuis le 1er janvier 2022, j’ai réduit mon temps de travail et j’ai réorganisé mes engagements associatifs. La plupart des activités de campagne ont lieu tôt le matin ou en soirée. Pour les activités nécessitant ma présence en journée, j’ai rigoureusement utilisé mes jours de vacances. Cette activité n’a en rien prétérité les intérêts de l’État de Genève et je n’ai bénéficié d’aucun passe-droit.» Ce qu’a confirmé Antonio Hodgers et Christian Lüscher peut donc s’incliner.

Vassilis Venizelos apprécie cependant moyennement cette «polémique stérile» à quelques jours des résultats. Le candidat yverdonnois n’en perd pas pour autant son sang-froid: «Cela ne remet pas en cause ni mon engagement politique vaudois, ni le sérieux de mon activité au service de l’État de Genève. Ces derniers mois ont certes été éprouvants, mais je ne laisserai pas mes adversaires perturber ainsi la fin de cette campagne.»

«Écologique politique indispensable»

Arrivé 9e du premier tour le 20 mars dernier, Vassilis Venizelos était à environ 3000 suffrages derrière le trio Michaël Buffat (UDC), Valérie Dittli (Centre) et Cesla Amarelle (PS). C’est donc celui qui doit le plus remonter entre les deux tours pour être élu ce 10 avril. Il garde confiance, persuadé que «la présence de l’écologie politique au sein du gouvernement est plus indispensable que jamais pour donner de réelles impulsions dans les domaines de la transition énergétique et de la lutte contre l’érosion de la biodiversité».

Pour répondre aux défis climatiques

Au passage, il lance une petite pique à certains de ses adversaires: «Une partie de ces arguments sont certes repris en campagne électorale par ceux-là mêmes qui ont voté contre ces domaines au cours des dernières années… Mais pour une politique crédible en la matière, il est impensable de voir l’écologie politique quitter le Conseil d’État». Dans l’attente des résultats de dimanche, il estime que «les Vaudoises et les Vaudois sont placés face à un choix de société. J’ai confiance dans leur capacité à privilégier un Conseil d’État à la hauteur des défis climatiques et sociaux qui nous attendent».

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