MotocyclismeBagnaia n’est pas encore champion
Vainqueur de sa septième course de la saison, l’Italien Francesco «Pecco» Bagnaia n’est pas encore assuré mathématiquement du titre MotoGP. Parce que Fabio Quartararo a été exemplaire en Malaisie.

Il manque quelques poussières de points à l’Italien.
AFPDans dix jours, Francesco «Pecco» Bagnaia débarquera dans le paddock du circuit Ricardo Tormo, à Cheste, près de Valence (Espagne), avec un avantage de 23 points sur Fabio Quartararo (Yamaha). C’est dire que pour espérer conserver sa couronne, le Français devra obligatoirement s’imposer, tout en espérant que Bagnaia ne termine pas mieux que quatorzième.
Vous l’aurez compris, le pilote italien de l’usine Ducati a fait un immense pas vers son rêve, en s’imposant en Malaisie. Mais son dimanche n’a pas été facile, parce que son futur équipier et déjà collègue de marque, Enea Bastianini, lui en a encore fait voir de toutes les couleurs. «J’ai réussi le meilleur départ de toute ma carrière. En début de course, j’ai essayé de suivre Jorge Martin, mais cela stressait beaucoup mon pneu arrière; j’ai donc laissé un peu d’espace et Jorge est tombé. C’est ma septième victoire cette saison et nous avons fait une sacrée bonne opération au championnat», explique Bagnaia au pied du podium.
Quartararo, lui, a été remarquable. Spécialement après sa chute des essais et la fracture du majeur de sa main gauche: «Je peux être fier de moi. Ce fut une des meilleures courses de ma carrière. Même si mes chances sont très, très petites, j’ai réussi à prolonger mes chances jusqu’à Valence.»
Moto2: décision à Valence
A cinq virages de la fin du GP de Malaisie Moto2, le Japonais Ai Ogura faisait la très grande opération du jour, en étant deuxième alors que son concurrent pour le titre, Augusto Fernández, avait fort à faire pour sauver les points de la cinquième place. Mais Ogura voulait plus. Au freinage de ce virage No 9, il a tenté une attaque de très loin sur le leader, l’Italien Tony Arbolino.
Panache pur, mais c’était trop: le petit Japonais se retrouvait au sol, Arbolino l’emportait dans la joie et Augusto Fernández, finalement quatrième, était fêté comme un vainqueur par les siens. Car l’Espagnol reprend la tête du championnat, avec 9,5 points d’avance sur Ogura; si Fernández, qui passera l’an prochain en MotoGP, termine sur le podium de la finale de Valence, dans deux semaines, il sera couronné champion du monde.
En Moto3, le titre étant déjà attribué depuis une semaine à l’Espagnol Izán Guevara (GasGas), tout l’intérêt se portait pour la bagarre deuxième place en jeu, entre l’équipier de Guevara, Sergio García, et l’Italien Dennis Foggia (Honda), qui s’élançait de la pole position. Cette course allait se terminer par une sensation, la victoire du «vétéran» écossais John McPhee (Husqvarna), parti de la 22e place de la grille de départ et qui allait prendre la tête au dernier tour pour s’imposer devant son voisin de stand Ayumu Sasaki et García.
Longtemps dans le groupe de tête, le champion du monde Guevara s’est fait très peur au treizième des dix-sept tours, lorsqu’il s’est retrouvé dans l’herbe mouillée à la sortie du dernier virage, après un contact avec Sasaki; il termine finalement douzième.