Qatar 2022Un avocat d’Oman propose un million pour le bisht porté par Messi
Présent lors de la finale, Ahmed Al Barwani veut acquérir le vêtement traditionnel que le septuple Ballon d'Or a dû enfiler lors de la remise de la Coupe du monde de football.

Le cheikh Tamin bin Hamad Al Thani enfile un bisht à Lionel Messi.
IMAGO/NurPhoto«J’offre un million de dollars pour ce bisht». Un avocat d’Oman veut mettre les grands moyens pour acheter le vêtement traditionnel reçu par Lionel Messi au moment de soulever la Coupe du monde après la victoire de l’Argentine contre la France, dimanche 18 décembre en finale de la Coupe du monde 2022. C’est un symbole de beaucoup de choses, dont «la sagesse, le courage, l’intégrité, la générosité et l’authenticité. Et, plus important encore, il montre qui nous sommes», a-t-il expliqué sur Twitter.
Ahmed Al Barwani était présent dans les travées du Stade de Lusail au moment de la consécration de l’Albiceleste. «J’ai vécu en direct le moment ou l’émir du Qatar a remis le bisht à Messi, a ajouté cet ancien membre du conseil consultatif de ce pays de la péninsule d’Arabie. Cet instant a montré au monde que notre culture existait.»
«Rappeler ce moment de fierté»
Ce geste symbolique fort a beaucoup fait parler sur les réseaux sociaux, certains estimant que le cheikh Tamin bin Hamad Al Thani avait instrumentalisé le capitaine argentin en lui enlevant la possibilité de soulever la Coupe avec le maillot de l’Argentine sur les épaules. «En terme de communication, ce qu’a réalisé le Qatar est très réussi. L’image a fait le tour du monde et le pays hôte est associé à ce moment pour toujours, analyse Quentin Tonnerre, spécialiste en politiques publiques du sport et codirecteur de l’Observatoire du sport populaire. Le couronnement de Messi était le prétexte idéal pour réaliser un tel geste.»
Réservé aux hommes, cet habit traditionnel arabe est porté à l’occasion de grands événements. Ahmed Al Barwani ne souhaite pas acquérir le bisht pour le revêtir, mais pour l’exposer et «rappeler ce moment de fierté et nous aider à le revivre».