Les fraises des bois «se souviennent» du stress

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ÉtudeLes fraises des bois «se souviennent» des situations de stress

Une étude de l’Agroscope montre que les plantes modifient leur patrimoine génétique lors de situations de stress. Elles sont ainsi mieux préparées pour en affronter d’autres.

Getty Images/iStockphoto

En raison du changement climatique, les plantes sont confrontées plus souvent et à des intervalles plus courts à des situations de stress: sécheresse, forte chaleur, précipitations intenses, froid et modification de la salinité des sols. «Pour s’adapter à ces conditions changeantes, les plantes ont développé diverses stratégies. L’une d’entre elles est la modification du patrimoine génétique», révèle ce jeudi l’Agroscope qui a mené une étude sur les fraises des bois (voir encadré).

Les résultats de l’étude montrent que «tous les types de stress testés - mais tout particulièrement celui dû à la chaleur - ont entraîné des modifications du patrimoine épigénétique des fraises des bois», affirme l’Agroscope. De plus, les chercheurs ont découvert que «les modifications constatées sont conservées pendant un certain temps. Elles servent à la gestion du stress et pourraient ainsi permettre à la plante de mieux s’adapter à la prochaine situation de stress».

Ce qu’illustre la BD ci-dessous (la jeune fraise dit «Il fait chaud aujourd’hui!» et «A-t-il déjà fait aussi chaud?». Ce à quoi l’autre fraise répond «Oui, bien sûr, ma petite. Mais je suis préparée. La prochaine fois, toi aussi, tu t’en souviendras»). Autrement dit, les fraises «ont une mémoire».

Enillo/Agroscope

L’étude prouve ainsi qu’«en plus des mutations naturelles, les plantes ont une autre possibilité dynamique de s’adapter à des conditions environnementales fluctuantes». L’Agroscope veut désormais étudier combien de temps les plantes «se souviennent» du stress et si ces propriétés sont transmises aux générations suivantes. Des connaissances qui «pourront éventuellement être utilisées ultérieurement pour aider d’autres plantes cultivées à s’adapter aux périodes de forte chaleur ou à d’autres situations de stress», conclut l’Agroscope.

Déroulement de l’étude

(comm/aze)

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