Chine – L’application de rencontres pour les gays Grindr n’est plus téléchargeable

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ChineL’application de rencontres pour les gays Grindr n’est plus téléchargeable

En Chine, le Parti communiste fait le ménage sur internet. Dernier exemple en date: l’application de rencontres pour gays Grindr a été effacée de l’App Store d’Apple et d’autres plateformes.

Les autorités chinoises renforcent leur contrôle sur internet et éliminent les comportements en ligne qui déplaisent au Parti communiste, à l’image de Grindr, l’application de rencontres pour les gays.

Les autorités chinoises renforcent leur contrôle sur internet et éliminent les comportements en ligne qui déplaisent au Parti communiste, à l’image de Grindr, l’application de rencontres pour les gays.

AFP

Grindr, l’application de rencontres destinée aux homosexuels, a disparu de plusieurs magasins d’applications en Chine, où les autorités renforcent leur contrôle sur internet et éliminent les comportements en ligne qui déplaisent au Parti communiste au pouvoir.

«Cette campagne vise à créer une atmosphère en ligne civilisée, saine, festive et propice à l’opinion publique pendant le Nouvel An lunaire.»

L’administration chinoise

Les données de la société de recherche mobile Qimai montrent que Grindr a été retiré, jeudi, de l’App Store d’Apple en Chine et de plusieurs plateformes chinoises pour Android. Google Play n’est, quant à lui, pas disponible en Chine. Ni Grindr, ni Apple n’ont répondu aux sollicitations de l’AFP. Les concurrents locaux de Grindr, comme Blued, restent quant à eux disponibles.

Éliminer les contenus illégaux et sensibles

Le régulateur d’internet chinois mène actuellement une campagne visant à éliminer les contenus illégaux et sensibles pendant les vacances du Nouvel An lunaire et les Jeux olympiques d’hiver, qui commencent le vendredi 4 février. Cette campagne vise à «créer une atmosphère en ligne civilisée, saine, festive et propice à l’opinion publique pendant le Nouvel An lunaire», a déclaré l’administration.

L’année dernière, d’importants groupes universitaires de défense des droits des LGBT+ avaient vu leurs comptes bloqués sur WeChat, réseau social populaire en Chine.

Même si l’homosexualité n’est plus un crime depuis 1997 dans le pays le plus peuplé du monde, le mariage de personnes du même sexe y est interdit et les questions LGBT+ restent des tabous. La censure des contenus web se conjugue à celle des représentations de romances gays au cinéma, maintenant sous pression la communauté LGBT+.

Soucis liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre?

(AFP)

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