FootballÀ Manchester City, de l’argent sur le pré, mais pas que…
Une première à L’Etihad Stadium de la cité mancunienne, ça peut choquer. Parce que le club «émirati» n’a pas mis son argent que sur le terrain. Il en a mis beaucoup et partout!


Un joli stade, pas trop mal habité.
AFPLes déplacements pour suivre les clubs helvétiques engagés en Coupe d’Europe ou dans les bagages de l’équipe de Suisse, ça permet aussi de se la jouer un peu touriste, entre les tonnes de papiers à rendre. Des fois, c’est dépaysant, d’autres fois (aaaah, les îles Féroé, la Géorgie, l’Islande…), ça donne des idées pour des vacances futures. Et puis, il y a des endroits très connus, mais qui sont source d’étonnements multiples même à mon âge gentiment avancé.
Ça a clairement été le cas ce mardi, à l’occasion du voyage - touristique lui aussi, il n’y avait qu’à voir Mohamed Ali Camara faire son shopping auprès d’Erling Haaland à la mi-temps… - des Young Boys chez le champion d’Europe. Parce la visite des entrailles de l’Etihad Stadium, c’est quelque chose. Le stade n’a certes coûté «que» 110 millions de Pounds. Mais ça, c’était au tout début du siècle, quand la Livre Sterling valait encore son pesant de francs suisses.

D’abord, il faut bien se rendre compte que le stade en lui-même n’est qu’une infime parcelle de ce que City a bâti dans le coin. Quand l’Etihad a été construit - et qu’il s’appelait City of Manchester Stadium -, le Sheikh Mansour bin Zayed bin Sultan Al Nahyan ne s’était pas encore acheté le club pour jouer à Football Manager en vrai. Depuis, je vous l’avais décrit, c’est tout le quartier qui est habillé de ciel bleu et de blanc.
Rien que d’aller chercher son accréditation de journaliste vous en jette plein la figure. Le bureau se trouve dans le Joie Stadium, où jouent les jeunes Citizens et l’équipe féminine. Ce stade de 7000 places et le centre d’entraînement autour ont coûté 200 millions £. Ensuite, vous prenez une passerelle et vous vous retrouvez vers l’enceinte principale, où tout est de nouveau en travaux, histoire de rendre tout ça un peu plus fonctionnel, pour ne pas dire luxueux. «Pas assez cher, mon fils», disaient les Guignols de l’Info à l’époque, et ça résume assez bien la chose.

Quand vous entrez dans la salle de presse, on oscille entre écarquiller les yeux et… les rires. Parce que si c’est du service quatre étoiles pour les journalistes (plusieurs menus à disposition, des boissons comme s’il en pleuvait, des desserts qui vous font saliver et… des bonbons ou des chocolats à emporter avec vous en tribunes), on se dit que ceux qui ont des places VIP doivent aller taper dans un service entre trente et quarante étoiles facile!

Et puis bon, c’est bien connu, l’«expérience jour de match», qui est la clé pour vous faire dépenser un maximum d’argent lors de votre visite au stade, est aussi bien réalisée. Des boutiques de partout, de quoi manger et boire dans les coursives et autour de l’enceinte, c’est partout pareil. Mais à City, on y ajoute un light show qui ferait frémir le plus moderne des marqueteurs des patinoires en Suisse.
À force, on a presque oublié qu’il y avait un match. Et on ne devait pas être les seuls, au vu de l’ambiance mise par les fans locaux.
