Crise à la FIFAGianni Infantino dans la tourmente: tout ce qu’il faut savoir
La FIFA est en crise depuis que le projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés a été dévoilé. Voici les points essentiels de cette affaire.


Gianni Infantino, le président de la FIFA, est dans la tourmente depuis fin juillet et le début de la crise à la FIFA.
AFPLa crise à la FIFA dure depuis bientôt un mois. Tous les jours, de nouveaux éléments font les gros titres. Voici, à l'heure actuelle, tout ce qu'il faut savoir sur cette crise et sur la tourmente dans laquelle se trouve son président, Gianni Infantino.
Le mégaprojet divise et est abandonné
Le 28 juillet, le «Times» révèle que Gianni Infantino désire créer une société, la FIFA Forward Enterprise (FFE), ouverte aux investisseurs privés, qui aurait été chargée de gérer les activités commerciales de la FIFA. Immédiatement, de nombreuses voix s'élèvent contre cette idée de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Le projet est finalement abandonné.
L'UEFA menace de boycotter le Mondial
Les 55 membres de l'UEFA, dont la Suisse, rejettent à l'unanimité le projet de la FIFA et menacent de boycotter les futures compétitions organisées par l'instance mondiale, dont la Coupe du monde de football. Les 41 membres de la CONCACAF en font de même.
Démission et licenciement à la FIFA
Au sein même de la FIFA, le projet de Gianni Infantino ne convainc pas. Son bras droit, l'Américain Carlos Cordeiro, démissionne avec effet immédiat fin juillet, car il s'oppose catégoriquement au projet et n'a pas été consulté. De son côté, le dirigeant franco-suisse Kevin Lamour, directeur des opérations de la FIFA, est licencié le 17 août pour ses critiques contre Gianni Infantino.
Des fédérations retirent leur soutien à Infantino
Le Pays de Galles est le premier membre de la FIFA à annoncer publiquement qu'il ne soutient plus Gianni Infantino en vue de la prochaine élection à la présidence de l'instance. Depuis, plusieurs fédérations ont suivi le mouvement (Suède, Serbie, Finlande, Norvège, Danemark, Islande, Îles Féroé, Irlande, Italie et Nouvelle-Zélande).
Des fédérations maintiennent leur soutien
Il existe aussi de nombreuses fédérations qui soutiennent encore l'Italo-Suisse. Parmi elles, l'Argentine ainsi que l'ensemble du continent africain. Samuel Eto'o, le président de la Fédération camerounaise de football, estime qu'il «a changé le football».
Des stars du football veulent la tête d'Infantino
«Sournois, indigne et menteur»: Luis Figo avait choisi des mots forts pour critiquer Gianni Infantino au début du mois d'août. Pour le Portugais, il était clair que l'Italo-Suisse devait quitter son poste. Les Français Mikaël Silvestre, Emmanuel Petit et Olivier Dacourt sont du même avis. Ils ont écrit une lettre pour demander un changement à la tête du football mondial.
Des stars du football défendent le bilan d'Infantino
Tous les anciens joueurs ne sont toutefois pas du même avis. Trois anciennes gloires du football argentin ont défendu le bilan de l'actuel président. Javier Zanetti, Esteban Cambiasso et Javier Pastore ont souligné à quel point le natif de Brigue (VS) écoutait les opinions des anciens joueurs.
L'éligibilité pour un nouveau mandat remise en question
Bien qu'il soit dans la tourmente, Gianni Infantino est toujours officiellement le seul candidat à l'élection à la présidence de la FIFA prévue en mars 2027. Toutefois, les statuts de l'instance dirigeante du football mondial précisent qu'un président ne peut pas effectuer plus de trois mandats. L'ONG FairSquare a demandé à la FIFA de déclarer l'Italo-Suisse inéligible.