Football – A Bâle, Servette paye cher la logique du nombre

Publié

FootballÀ Bâle, Servette paye cher la logique du nombre

Réduits à dix, puis à neuf, les Grenat s’inclinent 2-0 dimanche. Malgré leur solidarité.

Valentin Schnorhk Bâle
par
Valentin Schnorhk Bâle
Il était trop compliqué pour le Servette FC de Miroslav Stevanovic de faire trembler Bâle à dix, puis neuf contre onze.

Il était trop compliqué pour le Servette FC de Miroslav Stevanovic de faire trembler Bâle à dix, puis neuf contre onze.

Eric Lafargue

À dix, puis à neuf, le football est un peu plus compliqué. Et cela est une bonne façon d’expliquer la défaite 2-0 des Genevois à Bâle. Un écart relatif, qui illustre leur solidarité et qui est surtout dû au premier but professionnel de Liam Chipperfield (18 ans, fils de Scott, légende rhénane des années 2000) à la 69e minute, consécutif à un contre bâlois et un mauvais dégagement de Timothé Cognat. Le deuxième, signé Adam Szalai, n’est en effet tombé qu’à la 88e minute. 

Le problème pour Servette, c’est que l’infériorité numérique devient une récurrence lorsqu’il se déplace au Parc Saint-Jacques. Après Vincent Sasso lors de la défaite 5-1 du mois d’août, c’est cette fois Moussa Diallo qui a quitté ses partenaires avant la pause. Avant que Gaël Clichy n’écope d’un deuxième avertissement en fin de match. Pour le latéral droit, l’expulsion fut rude. Il payait toutefois cher son erreur de placement laissant Dan Ndoye partir vers le but. Lancé à la poursuite de l’ailier vaudois, il le touchait légèrement, mais suffisamment pour annihiler une sérieuse occasion. Monsieur Bieri, l’arbitre de la rencontre, lui, tranchait net.

Les rêves d’Europe s’éloignent

Sauf que cette fois, bien aidés par un Bâle très pauvre collectivement parlant, les Grenat n’ont pas sombré. Ils ont même fait preuve d’une attitude toujours conquérante, en se forçant à reculer le moins possible. Avec l’une ou l’autre situation chaude (cette tentative très lointaine de Rodelin, par exemple, contraignant Lindner à l’arrêt, ou celles d’Antunes, puis Stevanovic en seconde période). Même si le poids des minutes a fini par se faire sentir, le but des Bâlois arrivant après plusieurs grosses occasions. Jérémy Frick s’était ainsi interposé de belle manière devant Adam Szalai (57e), puis Liam Millar (59e). Avant que Ronny Rodelin ne sauve sur sa ligne une reprise de Fabian Frei (66e).

Bref, la logique du nombre s’est voulue implacable dimanche. Dans un autre contexte, Servette pourrait tout de même en tirer des enseignements positifs. Reste que, avec cette défaite, l’équipe d’Alain Geiger accuse désormais 10 points de retard sur le troisième Young Boys. Cela commence à faire beaucoup pour continuer à rêver d’Europe.

Bâle - Servette 2-0 (0-0)

Ton opinion