PartenariatEntre le bœuf et l’oie grise
Les repas de Noël sont souvent le lieu de conversations engagées. Une fois gavés de petits-fours et autres amuse-bouche à l’apéritif, les discussions des convives vont parfois bon train, au moment de se mettre à table, sur les propriétés des viandes à venir.
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Grand écart garanti entre la cousine petite-graine-à-tendance-végane qui ne peut tolérer qu’un peu de viande blanche ou de poisson de mer et l’oncle bedonnant engouffrant sans soucis un bœuf Wellington à lui tout seul. Là au milieu, pas facile de rappeler qu’en Suisse, manger local et durable revient à consommer… de l’herbe! Et pas que de la salade, n’en déplaise à notre cousine, mais aussi des animaux nourris presque exclusivement à base d’herbages.
Quand on s’extrait du stratus, on se rend compte que près de 70% du paysage de notre pays est composé de prairies et pâturages permanents. C’est donc le bon sens même que de consommer des animaux ayant la faculté de mettre en valeur ces paysages. Alors là, comme dit la cousine, c’est «contre-intuitif» vu que ça fait plus de 30 ans qu’on nous rabâche les bienfaits de la viande blanche. Blancheur achetée, soit dit en passant, aussi par les lobbies des importateurs de soja et marchands d’aliments de tout… plumes. Beaucoup plus rentable que de laisser brouter agneaux, cabris et bœufs de pâturage.
Et pour ceux qui tiennent mordicus à consommer de la volaille durable pour les fêtes, approchez-vous donc d’un éleveur (encore peu nombreux) d’oies grises de pâturage, charmants volatiles à la chair savoureuse et surtout imbattables dévoreuses d’herbages… suisses!